J'Habite Un Soupir


Baume déo coco

Alternative aux poisons cancérigènes vendus au kilomètre dans le commerce, voici une petite recette de déodorant à faire soi-même, avec seulement trois ingrédients.

Contre le miroir d'une tablette de salle de bain se réflètent deux pots de différentes tailles bleu céladon et blanc où sont rangés brosse à dents, baguette pour chignon et ustensiles de manucure, à côté une coupelle à motif japonais bleu pétrole d'écailles de carpe, une petite boîte ronde en métal blanc, une petite bouteille en verre remplie d'une poudre végétale

Si les déodorants bio semblent être aussi sains, simples et plus faciles que de faire de la tambouille chez soi, c'est pas faux, mais ça devient très compliqué lorsqu'on a les aisselles qui se mettent à démanger bizarrement.

Alors on regarde ce qui pourrait bien provoquer ça et on découvre au dos du packaging, écrits en tout petit, des ingrédients "naturel" mais pas vraiment "végétal" et pas du tout "bio". Des composés dont on ne sait s'ils sont synthétiques ou minéraux, comme le benzoate de benzyle qui est un solvant, ou bien des agents de foisonnement, émulsionnant ou anti-agglomérant comme l'oxyde de zinc, mais aussi de l'alcool benzylique, des huiles hydrogénées ou estérifiées, et autres joyeusetés allergènes du même acabit.

Gros plan sur la boîte en métal blanc cette fois ouverte et remplie d'un baume fondant et doré

Comme c'est une guerre sans fin qui nécessiterait de reprendre ses études pour se familiariser avec tous ces noms barbares, je préfère fabriquer moi-même, de cette façon je sais exactement ce que j'étale sur mes aisselles et fait pénétrer dans ma peau.

Et puis au-delà du bénéfice santé, ce baume est très économique à l'usage. Sa préparation revient à quelques centimes pour un petit pot qui dure des mois et des mois. Enfin sans bicarbonate de soude, il n'est pas irritant, et quoique ce soit facultatif, il peut être agrémenté d'une huile essentielle.

Empilés les uns sur les autres un bocal d'huile de coco bio, une bouteille de verre ambrée d'huile essentielle de Palmarosa bio adossée à des boîtes rondes en plastique transparent vert ou orange fermées par un couvercle blanc et sur les étiquettes desquelles on lit -arrow root en poudre- ou -cire de carnauba-

Voici la formule

Mode opératoire

Faire fondre doucement l'huile et la cire au bain marie à 80-85°C, température précise afin de permettre à la cire d'atteindre son point de fusion. Retirer du feu et ajouter au fur et mesure en fouettant doucement la fécule pour lier intimement les ingrédients. Mettre dans un pot et laisser un peu épaissir avant d'ajouter l'HE et de mélanger une dernière fois. Mettre au frigo quand le baume est bien refroidi et laisser reposer une nuit.

À température ambiante confortable, le baume se ramollit, c'est tout à fait normal. Surtout si l'hiver, comme chez moi, le chauffage tourne à plein régime sur des radiateurs sans thermostat. Du reste, une texture crémeuse est plus pratique pour prélever du pot une petite dose.

Mais on peut également verser la préparation en dernière étape dans un moule en silicone et ensuite conserver le baume au frigo, cela en fera un déo solide.

Retour sur la boîte du baume mais mise au point sur un doigt qui en a prélevé une goutte qui fond doucement

Mode d'emploi

Appliquer une toute petite quantité sur chaque aisselle. La peau l'absorbe très vite et ne laisse aucune sensation de gras, ni sur les doigts.

Depuis environ deux ans que je l'utilise, je n'ai jamais eu de trace laissée sur un tee-shirt ou un chemisier, aucun vêtement tâché. Et côté efficacité, n'en mettant pas forcément tous les jours, j'ai pu souvent constaté que son effet dure plus de 24h. Quelle que soit la saison, ce baume ne m'a jamais fait défaut.

Dernier gros plan sur la boîte ouverte du baume englobant un bout de son couvercle posé à côté et la petite bouteille remplie de poudre d'Iris

Le 18 novembre 2017 — Posté par corOllule dU cHamp Du pOirier dans Mes Découvertes