En attendant Tokyo


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

À la descente du train, j'ai beaucoup de temps devant moi avant le décollage. Je connais peu Paris mais je sais que les quartiers où je pourrais aimer me balader sont au moins à quinze stations de métro d'ici, avec un changement. J'ai du temps, mais pas suffisamment pour faire de cette escale un moment à part entière, en ce tout début de mois d'avril, de flâneries et de découvertes dans les rues de la capitale.



Je sors alors de la gare à la recherche d'un café. Je préfère attendre dans la ville, me poser quelque part et contempler le va-et-vient des autochtones, plutôt que de errer dans la vastitude du Terminal 2E à Charles de Gaulle. Surtout sans avoir aucun argent à dépenser dans les boutiques et sans autre distraction que celles déjà épuisées dans le train.

Parcourir une distance se résume finalement à l'attente durant la traversée. Passage plus ou moins long selon la distance à parcourir. Le train ayant dénaturé la panorama qu'il avait lui-même inventé, augmentant toujours plus sa vitesse et le nombre de tunnels, il ne demeure guère désormais que le vélo pour vivre la véritable expérience du voyage.



Reste également l'attente avant le voyage, pour frémir du plaisir de l'évasion, celle durant les préparatifs, celle de l'anticipation et de l'imagination... Après elle, c'est presque déjà trop tard.

Mais attendre dans ce tube qu'est le train aujourd'hui est d'un ennui sans nom. Et l'idée de finir déjà cette journée sur une banquette encore inconfortable, avec pour toute occupation mon portable connecté au wifi gratuit de l'aéroport, avant de monter dans un second tube doté cette fois d'une paire d'ailes, tout à fait lasse après l'épreuve des contrôles de sécurité, me déprime d'avance.

C'est du reste assez humiliant de voir au loin les passagers de la première classe contourner toutes les files d'attente. Être riche lave apparemment de tout soupçon et offre le privilège de ne pas devoir enlever manteau, ceinture et chaussures avant de passer sous le pont du scanner, les doigts agrippés au pantalon et l'oeil rivé aux bacs remplis des effets personnels qui s'agglutinent en tas de l'autre côté du comptoir.

Et puis je refuse de ruiner mon énergie, avant même d'être montée dans l'avion, que je réserve à l'épreuve des douze heures de vol. J'ai besoin d'une pause au milieu de l'attente. Autant profiter de cette virgule du parcours, cette sorte de sas à Montparnasse, pour fractionner la durée. Ne serait-ce que pour répondre aux besoins naturels.



J'ai envie de faire pipi. Et j’ai un peu faim. Mais j’ai surtout besoin de réveiller mon corps engourdi par le train. Mes yeux et mon cerveau sont abrutis par tout ce temps passé dans un espace confiné où le bruit du moteur, la climatisation et la lumière artificielle dominent.

J'ai bien tenté de dégourdir mes jambes dans l’allée centrale, mais elle était tellement encombrée de bagages que ça s'est vite résumé à un exercice d’équilibre passablement périlleux.

Inévitablement je me suis retrouvée ballottée dans les courbes que le train négociait à grande vitesse. Perdant mon centre de gravité, passant d'un virage à un autre, oscillant d'une oblique à une autre, évitant de justesse la chute en agrippant chaque tête de siège, je crois que j'ai arraché au passage quelques mèches de cheveux.



Marcher sans but sur le macadam est à présent ma meilleure option pour oxygéner mes artères et mes synapses. Au hasard du relief des façades, je me dirige donc sur le boulevard, le nez en l'air, vers un petit carrefour dégagé.

Le goudron des trottoirs est encore humide du passage des engins de nettoyage municipaux, infusant une odeur d’huile de vidange et de poubelles éventrées. Les femmes font résonner leurs talons si violemment que je m'attends à chaque instant à les entendre se briser. Les hommes se hâtent tout autant, pour certains les joues encore rouge du feu du rasoir.

 Tous regardent droit devant eux, tous me laissent derrière eux.


Visage fermé, sourcils froncés, lèvres serrées, le corps tendu vers le pas suivant qui les rapproche chaque seconde un peu plus de leur destination, leur allure trahit comme une aversion à être dehors. Davantage fébriles que seulement pressées, ma lenteur dissipée les contrarie, leur faisant l'aveu que j’échappe à leurs communes contraintes.

Soufflant, reniflant, fumant dans le col remonté de leurs manteaux froissés, le troupeau se livre à une âpre bataille pour le plus court chemin, mu par une urgence, pour l’issue vers un endroit où s’abriter, et comme si leur intelligence à s’orienter le plus efficacement possible mettait leur vie en jeu.



Des petits nuages blancs s’échappent de leurs narines, bouquets de vapeur éphémères sentant le café bon marché ou le tabac froid. Lorsque, piétinant leurs pieds gelés, tous se retrouvent nassés à un carrefour leur refusant par le rouge la priorité, un orgueil démesuré les empare soudain, leur dignité, leur intégrité, leur liberté même les mettant en demeure de s’insurger.

Et en leurs noms, les voilà démontrant leur supériorité ultime sur le badaud du dimanche en bravant le bus qui déboîte, l’auto-entrepreneur à vélo qui glisse sur une flaque et le taxi qui accélère à la vue d’un piéton hors des clous.



Je laisse cette furie se déliter autour de moi. Je brûle luxueusement mon temps à chaque passage piéton, attendant avant chaque traversée que le petit bonhomme soit vert. Je cherche la devanture d'un bistrot. Les voitures redémarrent en trombe.

J'aperçois une terrasse et quelques grosses jardinières garnis de bambous sous un large store baissé. Je choisis une table tout contre la lampe chauffante et commande un thé rouge.



Il fait frais. Le ciel indécis diffuse un éclat de soleil percé d'un vent maussade. Le serveur revient avec sur son plateau une petite théière noire et une tasse en verre. Je sors de mon sac un paquet de chocolat cru aux amandes. J'ai une envie de croissant au beurre...

Je souris au vide. Le bruit s'atténue. Le monde qui passe devant le café se fait moins dense. L'heure d'embauche s'éloignant sans doute, ou bien celle de la pause cigarette s'approchant.



J'écoute.

La ville gonfle, traîne, s'effrite et s'agglomère. Je la regarde mais je suis déjà partie. Mon ventre rigole, il jubile à l’idée de s'envoler dans moins de cinq heures pour l’autre bout du monde, à neuf mille sept cents kilomètres, au delà de ma simple perception de l'espace, si loin de ces teints gris et de ces mines aigries.



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Le confort de Tokyo


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Si je me suis installée dans ma ville actuelle, c'était un choix par défaut. Il s'est présenté au bout de neuf ans un moyen de quitter un logement minuscule et insalubre dans un quartier populaire de Bordeaux. Un moyen, pas une solution. C'est juste dorénavant moins pire.



Mon logement est plus grand, il n'est pas rongé de moisissures et dévoré par les termites, aucun chien ne pisse sur la porte d'entrée et j'ai du soleil qui filtre par les fenêtres toute l'année. Du moins quand il fait beau. C'est pas mal quand même.

Dans mon quartier il y a un bon petit supermarché bien achalandé en bio, en légumes et fruits, en produits courants écologiques à prix tout à fait abordables. Il y a aussi une fois par semaine un maraîcher qui vient vendre sa production sur le parking de l'auberge de jeunesse, un producteur en agriculture raisonnée qui cultive une succulente variété d'épinards. Je peux tout faire à pied, ou presque. Même plus besoin de bus. D'autant que la qualité de l'offre de service de ce dernier ne cesse de se détériorer.



Mais on reste loin du confort d'une ville comme Tokyo. Sans doute parce que le confort, dans la culture japonaise, est devenu assez tôt dans leur Histoire un paramètre obligatoire dans un pays insulaire secoué tout au long de l'année par les forces de phénomènes naturels destructeurs. Et pour un peuple très curieux mais dans le même temps prudent, surtout envers ce qui lui est étranger, rien de plus naturel que de se pourvoir du plus grand pragmatisme, jusqu'aux confins du raffinement.

Les Japonais sont de grands voyageurs, dans le monde mais aussi à l'intérieur même de leur pays, et ce depuis le 17ème siècle. Malgré l'absence de revêtement sur les chemins et de ponts pour traverser les rivières, les routes principales étaient noir de monde, et partir exigeait peu de préparatifs. Que ce soit pour se rendre en pèlerinage dans les sanctuaires et goûter les spécialités locales, ou mue par leur fonction administrative ou leur statut professionnel, tels les marchands, les saisonniers, les chefs régionaux, les escortes, les samouraïs, tout une foule trottait au gré de leurs obligations à travers le pays. Et par un seul moyen de transport, les pieds.



Pas étonnant qu'ils aient su mettre en place et développer un savoir-faire unique en terme d'accueil. Les routes du Japon offrent depuis plusieurs siècles un large panel de structures et de services pour pouvoir passer la nuit ou simplement se reposer, pour se restaurer, se rafraîchir, se laver et repartir frais de la moustache. Les autorités tenaient particulièrement à maintenir la sécurité sur les routes étant donné que celle-ci bénéficiait aux affaires, autant commerciales, administratives, structurelles que politiques. La qualité de la libre circulation assurait la stabilité du pays. Ce principe progressiste a de quoi inspirer.

Paradoxalement, plusieurs époques ayant été marquées par des incendies ravageurs et de terribles tremblements de terre, des habitats de conception légère se sont imposés, préservant sommairement l'intimité, très inconfortables par la chaleur étouffante qui y règne l'été et l'atmosphère frigorifique l'hiver. Ce sont ces contraintes qui ont sans doute d'autant contribué à la recherche de sécurité et de confort que certains lieux en dehors du foyer vont offrir. Tels les Onsen 温泉, littéralement "source d'eau chaude" autour de laquelle est construit un établissement thermal, et bien sûr les Sentō 銭湯 c'est à dire les bains publics. Tous sont des espaces de relaxation et d'hygiène corporel, autant que d'occasions de se réchauffer et de créer du lien social.

D'ailleurs ils sont traditionnellement mixtes, ou le sont restés jusqu'à ce que les Américains occupent le pays et imposent leur pudibonderie.



De cette culture de la sécurité, ce pays n'a jamais cessé de s'y dédié. Aujourd'hui cela se présente sous la forme d'une sensation de quiétude, même dans la plus grosse mégalopole du monde.

Outre que chacun respecte les termes d'un contrat tacite afin d'assurer la paix social - en respectant les files d'attente par exemple, même aux passages piétons - il est naturel de trouver facilement les commodités qui rendent tous déplacements plus agréables. Par exemple, dans Tokyo on n'angoisse pas à l'idée de devoir faire pipi à un moment donné. Mais ce n'est pas tout. Ceci dit, ici en France ce serait déjà beaucoup.

Ajoutés aux nombreux toilettes disponibles dans toutes les galeries et les quartiers commerciaux, des distributeurs de boissons, de snacks ou de cigarettes sont disséminés partout dans la ville. Le sentiment de sécurité est d'autant plus favorisé par la présence de panneaux d'informations partout où l'attention des usagers est requise - en cas de travaux ou d'intempéries par exemple - et par des annonces vocales ou des signaux sonores qui orientent, fluidifient la circulation, facilitent les flux.

Parfois trop même, au point que certains Japonais se sentent infantilisés.



Autres services pratiques et gratuits sont les sachets et les consignes pour parapluies placés à l'entrée des magasins afin d'éviter lorsqu'il pleut de mouiller les sols. Sachets dans lequel on enfile le parapluie si on souhaite le garder avec soi dans le magasin. Consignes qui se résument souvent par un simple pot sans que l'on soit inquiété pour autant de se faire voler son pépin. Et si ça se produisait malgré tout, ce serait sans doute contraint par un cas de force majeur et plus sous la forme d'un emprunt, votre parapluie ayant de forte chance de réapparaître quelques jours plus tard au même endroit.

Au pire, on rachète un parapluie à 3€ dans n'importe quel Combini コンビニ, ces supérettes multi-services ouvertes 24h/24 où l'on trouve de tout, de quoi manger et boire chaud ou froid, des produits et ustensiles d'hygiène et d'entretien pour la maison, de la papeterie, des magazines, des sous-vêtements, des cravates et des mouchoirs, un service postal, des téléphones portables, des nécessaires de voyage et de bricolage, un distributeur de billets ou même la possibilité de payer ses factures.



À Tokyo, on gère les caprices de sa vessie et de la météo très facilement. Mais on peut aussi nettoyer ses lunettes, toujours gratuitement, dans un des bains ionisants qui sont installés sur des tables devant les vitrines des opticiens, ou bien encore utiliser des lunettes quand on n'y voit pas bien de près, mises à disposition gracieusement aux guichets des banques, des assurances, des bureaux administratifs...

Sans oublier les célèbres hôtels capsules mais aussi les cybercafés qui offrent un petit espace d'intimité pour les Salarymen サラリーマン ayant raté leur dernier train du soir ou pour les personnes sans domicile.



Nombreux sont aussi les coins où s'asseoir. Même si parfois ils sont d'un confort spartiate. Très agréable également la vapeur d'eau propulsée dans certaines rues commerçantes durant la saison très chaude, ou bien encore les baies vitrées, surtout au dernier étage des buildings, devant lesquelles on a aménagé des tables et des chaises, des fauteuils, des banquettes, ou toute autre sorte d'appuis pour pouvoir se poser et profiter un instant du point de vue offert sur la ville. Le spectacle gratuit de la rue.



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La toue du bus


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Être pauvre et vivre dans un logement déficient entre autres sur le plan thermique, c'est tomber régulièrement malade. D'autant quand c'est l'été et que je me déplace dans les transports en commun dans lesquels le système de climatisation est extrêmement mal réglé, quand il n'est pas complètement éteint. Du moins c'est le cas pour ceux de ma régie municipale.



À l'intérieur d'un engin surpeuplé et propulsé par un moteur qui chauffe les sièges du fond, la température est absolument étouffante quand dehors il fait plus de trente degrés. Au bout de quelques secondes, la peau se recouvre d'une fine pellicule de transpiration sur tout le corps qui, au bout de quelques minutes, commence a dégouliner ostentatoirement le long du dos.

Puis quand vient mon arrêt, je descends du bus dans cet état général d'humidité partiellement absorbée par certaines parties de mes vêtements. Là, la température légèrement inférieure et l'air circulant vont commencer à décoller ces parties de tissu de ma peau. Moment de pure délectation, quoique fugace car très vite j'atteins le but de mon déplacement qui la plupart du temps consiste à faire des courses. C'est que ma ville n'est pas grande et mangeant principalement des végétaux, je dois me pourvoir en denrées très périssables environ tous les deux jours. Ceci dit, je lis et j'écris beaucoup aussi.

J'entre alors dans un établissement commercial, un supermarché ou alors une médiathèque, ou bien un café, et à peine le cadre de la porte franchi, le flux des engins de climatisation saisit mon épiderme encore ruisselant pour le convertir en une chair hérissée de poules éberluées. Puis il se charge instantanément des fibres textiles afin de les transmuter en espaces réfrigérés portatifs suffisamment efficaces pour irradier une crispation du dos de mes genoux jusqu'à ma nuque.

Après ça, évidemment, il faudra pour rentrer reprendre le bus.



À ce régime là, forcément, les jours qui suivent voient apparaître une toue sporadique mais tendant à s'incruster, un nez qui coule puis ne coule plus, préférant carrément se boucher, puis une gorge irritée qui pique beaucoup la nuit, et qui un beau matin fait juste très mal. Ainsi, parfois, je passe progressivement du statut en pleine forme, enfin pas trop mal, à celui de conglomérat cramoisi, oscillant entre l'éternuement, la grimace, l'arrachement de la gorge et le soupir.

Voilà pourquoi en ce moment, en plein mois d'août, je bataille avec une angine. C'est long et fastidieux d'en guérir. Surtout si, comme moi, on a tendance à croire vite fait que ça va mieux, que l'on reprend ses petites habitudes de balade, alors qu'en réalité ça ne fait que commencer. Bingo la rechute. Bonjour les mouchoirs et les litres de boissons chaudes

Ceci dit, depuis maintenant quatre ans que j'ai changé d'alimentation, je tombe bien moins souvent malade. Mais j'y reviendrai. Et puis je me soigne différemment. Je n'ai pas de médecin, il est rare que j'en consulte bien que ce ne soit pas une question de moyens puisque j'ai droit à la CMU complémentaire, et je ne fréquente les pharmacies que pour l'homéopathie. Évidemment si j'ai un doigt coupé qui nécessite trois points de suture, je vais aux urgences. Mais je n'ai consommé aucun médicament depuis environ quinze ans.

Quand je suis malade, je cherche des remèdes naturels et je me fixe sur un rituel. Puis selon l'évolution, j'opère des changements ou tente d'autres formules. Ces jours-ci c'est diffusion d'huile essentielle de Niaouli, inhalation d'eucalyptus, infusion de gingembre au miel de thym, infusion froide de fruits frais avec du citron, gargarisme de vinaigre de cidre chaud et lavage des dents au bicarbonate de soude tout de suite après.

Et puis je reste enfermée. Je fais des siestes, étant donné que je dors très mal la nuit entre la toue, la chaleur, les sueurs, les impatiences dans les jambes. Enfin, le jour aussi ça n'est pas une sinécure. Difficile de s'enfoncer dans le sommeil quand le gamin des voisins de palier passe ses vacances à faire de la trottinette dans leur appartement.



Dans un sens, je peux dire que je sacrifie ma santé à emprunter les transports alternatifs. Bon, il est vrai aussi que dormir dans une pièce impossible à rafraîchir la nuit sans laisser la fenêtre grande ouverte oblige à baigner dans un léger courant d'air. L'atmosphère devient alors très sec et lorsque l'aube pointe, certaines couches, flottant au dessus du lit en nappes, sont presque froides. La solution serait-elle de dormir nu avec une écharpe ?

D'un autre côté, je ne regrette pas de ne plus avoir de voiture. Malgré des véhicules polluants, bruyants, en nombre insuffisant et aux horaires aléatoires, les atouts du bus sont nombreux. Plus de problème de stationnement, plus d'assurance à payer, plus de budget pour l'essence, l'entretien et les pannes éventuelles, plus d'agressivité à subir de la part des autres usagers, plus de moments perdus dans les embouteillages à fixer chaque centimètre d'asphalte à avaler, et passés dans une sorte de tunnel, un isoloir, un sas étanche qui déconnecte du décor, de sa lumière, ses sons, ses odeurs.

Prendre le bus est pour ma part d'abord être un piéton, ce qui suppose une liberté de mouvement et une autonomie subtile qui échappe au conducteur de SUV qui se gare sur les trottoirs. Mais des deux, lequel est susceptible d'arriver à se faufiler entre deux potelets, à un feu rouge et sous la barrière d'un parking ?

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