Cake à l'engrain et sucre brun


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Piquée à une copine, la même qui m'avait donné [ la recette de la soupe au potimarron ], voici la recette d'un cake tout bête, simple à préparer, comme je les aime, que j'ai adaptée à mes habitudes et qui n'en est pas moins absolument délicieux.



Ingrédients
  • 3 œufs
  • 150g de Rappadura
  • 150g de farine d'engrain - dit petit épeautre - qui est pauvre en gluten
  • 150g de beurre salé -ou- de Ghee -ou- 130g de beurre + 20g de purée de cacahuète
  • 1 pomme et 1 carotte -ou- 1 grosse pomme -ou- 2 petites pommes
  • 1 c-à-c bombée de cannelle
  • 1 c-à-c rase de bicarbonate
  • 2 c-à-s de vinaigre de cidre
  • 1 sachet de 7g de levure chimique
  • 1 pincée de fleur de sel


Préparation
  • Préchauffer le four à 180°C, chemiser un moule à cake et faire fondre le beurre ou Ghee au bain marie
  • Râper la pomme et la carotte épluchée, les arroser d'un filet de jus de citron et réserver au frais
  • Dans un saladier, fouetter les œufs et le sucre pour obtenir un mélange mousseux
  • Mélanger dans un autre récipient la farine, la levure, le bicarbonate, le sel et la cannelle
  • Incorporer au fouet en plusieurs fois les ingrédients secs au mélange œufs+sucre
  • Ajouter la matière grasse fondue en fouettant doucement
  • Incorporer les végétaux râpés cette fois à la cuillère
  • Finir avec le vinaigre, bien mélanger et verser l'appareil dans le moule
  • Enfourner pour une durée qui varie entre 40mins et 1h, c'est selon le four et la teneur en eau des pommes


La farine de sarrasin ou de coco sont des alternatives qui se marient bien avec la pommes, pour une version zéro gluten. Mais elles peuvent aussi être mélangées chacune à une part d'engrain pour alléger leurs arômes prononcés. Ça dépend des goûts. Par exemple 60/70g d'engrain et 90/80g de farine de coco qui donnera à l'ensemble une consistance un peu plus friable mais tout aussi fondante.

À l'origine le temps préconisé est de 40 mins, mais chez moi il faut bien 10 à 15mins de plus pour que la pointe de mon couteau soit tout à fait sèche.

Une fois sorti du four, laisser le gâteau bien refroidir, préparer une bonne théière de Rooibos et... dégustez.



Ce cake généreux, gourmand et fruité est devenu *le* gâteau de tous les instants, tellement je ne m'en lasse pas. Autant pour accompagner un café dans un troquet qui ne propose pas de sans-gluten, que pour le petit-déjeuner, en dessert, à quatre heures, ou encore comme en-cas quand je voyage en train.



DClassé dans : Mon manger ,Mots clés : Couleurs, Gourmandise, Recettes

Le cacao de la médiathèque


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

À croire que le bruit est mon obsession. Ceci dit, il faut bien reconnaître que dans le monde d'aujourd'hui, le silence est un luxe que peu d'entre nous a les moyens de s'offrir, autant que la douce et harmonieuse vue d'un paysage naturel.



Pour échapper à l'épuisement que suscite chez moi le bruit dans mon appartement, je sors. Je vais dans un café, ou plus fréquemment à la médiathèque.

Pourtant, dehors le bruit est aussi au rendez-vous. Le bruit et l'odeur...

Quand on se déplace exclusivement à pieds et en bus, les oreilles et le nez mangent en continu du klaxon, des sirènes, du pot d'échappement débridé, comme des particules fines de diesel, de l'haleine à la mauvaise bière et du tee-shirt synthétique saturé de transpiration.



Même dans des lieux dédiés au calme et à la concentration comme la médiathèque, peu d'usagers ont l'intelligence du savoir-vivre qui incite à parler en chuchotant, à porter une chaise plutôt que de la traîner, à éteindre la sonnerie de son téléphone et à éviter d'y répondre quand il se met à grésiller à tue-tête "Il tape sur des bambous et c'est numéro un...."

De mon point de vue, la médiathèque de ma ville est également un bâtiment très moche.

Toutes ces surfaces de béton comme autant d'aires stériles me dépriment. Cet édifice gagnerait en chaleur s'il se parait de persiennes en bois et de matières végétales. Tant de techniques maîtrisées aujourd'hui permettent de climatiser et orienter le soleil qui frappent trop directement une baie vitrée, mais aussi de verdir en verticalité, d'étoffer les façades de chlorophylle, d'épaissir leur surface de tiges et cuticules, de feuilles persistantes et autres lignines enracinées, d'orner d'arabesques et de guirlandes vivantes, bigarrées, panachées et convolutées.



Cependant à l'intérieur l'accueil est moins catastrophique.

Bien qu'il manque un peu partout de tables et de chaises, et que le rez-de-chaussée où loge le comptoir de l'Artothèque serait idéal pour y disposer un vrai café, l'endroit cependant apporte quelques compensations pour qui cherche un refuge pour étudier, lire, s'informer, jouer, méditer, surfer sur le net, écouter de la musique, et même déjeuner sur le pouce, socialiser...

Bref... se changer les idées.

En fait, en ce qui me concerne, je distingue cinq bonnes raisons d'aller à la médiathèque.



➊ L'absence de distraction ménagère

En dehors de chez soi et loin de son frigo, entouré de livres et de journaux, point de diversion du type couche de poussière que l'on aperçoit soudain sur ses étagères. Extraite de mon habitat et de ses distractions intempestives, postée à une table dans un décor qui n'est pas le mien, le moment dont je fixe seule la durée se prête plus facilement au détachement et au travail intellectuel.



➋ Le spectacle de la rue et des gens

Sans conséquence sur la concentration, pouvant même au contraire favoriser l'assimilation et l'imagination, si l'on a une place assise près d'une baie vitrée, on peut poser son regard un instant sur un reflet de soleil dans une chevelure, un nuage qui s'étire, la fenêtre de l'immeuble d'en face qui s'ouvre. Puis on revient à son ouvrage, les neurones quelque peu réactivés.

De même à l'intérieur de la médiathèque. On regarde les choses s'égrener autour de soi, un visage centré sur une copie qu'un stylo noircit, des doigts qui dansent sur un clavier, des lèvres qui effleurent le titre d'un livre survolé. Dehors et dedans, voir le flot et le flux des choses avec la jouissance de n'y prendre aucune part.



➌ L'unité de temps

Cette posture d'ailleurs donne au temps un tout autre rythme. Soit qu'il accélère follement quand on est pris par un sujet, plongé dans des ouvrages et des prises de notes. Soit qu'il freine soudain de ses grands pieds - oui le temps chausse grand - et s'effiloche en de multiples secondes suspendues au geste d'un enfant, à l'œil malicieux d'un joueur d'échec, à la bouche crispé d'un buveur de café brûlant, à l'élégance d'une grande femme aux cheveux blancs qui traverse le hall, à une main qui se glisse dans un chignon.



➍ Le hasard de la convivialité

Dans le hall, plusieurs tables, hautes et basses, fauteuils et canapés sont disponibles pour se détendre. Rien n'empêche de s'y installer également pour travailler, mais dans ce cas, il faut être dans de bonnes dispositions quant à cette tendance attachée au lieu qui porte les gens à la curiosité et à entamer facilement avec vous une conversation. La disponibilité s'impose pour la rencontre. Pour aborder le sujet de la couverture du magazine que vous lisez, de la climatisation toujours un peu trop froide, de la pluie qui commence à tomber, du livre et du cahier ouverts qui trahissent à la vue de tous l'objet de votre étude, ou de la monnaie qui manque pour une barre de chocolat.

➎ Le cacao liquide

En parlant de chocolat, dans ce même hall est à disposition un distributeur de réconfort, sous forme de caféine principalement, mais aussi de différents thés et d'une préparation industrielle déshydratée appelée "Cacao fort" à laquelle va ma préférence. Tout à fait mousseux, parfumé mais pas trop sucré, c'est une douceur liquide et veloutée que je recommande chaudement.



DClassé dans : Ma ville ,Mots clés : Bruit, Autonomie, Savoir-vivre, Couleurs

Tarte crue au citron


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Fraîche, douce, fondante, crunchy, fruitée. Et si facile à faire. Du moins, avec un peu de patience, et de chance, car le plus dur est de trouver des avocats mûrs...

98.gif
Ingrédients pour le fond
  • 1 tasse d'amandes ou de noix de cajou
  • 1 tasse de noisettes
  • 5 dattes, idéalement des Mejhoul
  • 1 c-à-s d'huile de coco
  • 1 pincée de fleur de sel ou de sel rose
pour la crème
  • 3 avocats bien mûrs mais pas trop
  • 1 citron pour son jus
  • 2 c-à-s de miel ou de sirop d'agave

99.gif

Les noix ne doivent pas être grillées.

La mûre est intéressante pour remplacer une partie des dattes.

1 datte supplémentaire ou une 1 c-à-s de purée d'oléagineux feront une croûte plus ou moins sucrée, selon les préférences.

Préparation
  • Faire tremper les oléagineux durant 3 ou 4 heures.
  • Les mixer ensuite avec l'huile, le sel et les dattes
  • La pâte doit être suffisamment lisse pour être malléable tout en étant collante
  • Tapisser le fond d'un moule à tarte amovible en étalant la pâte avec vos doigts sur 1cm max d'épaisseur
  • Placer le moule au freezer ou au congélateur
  • Mixer ensemble les ingrédients de la crème pour obtenir une consistance onctueuse
  • Sortir le moule et recouvrir le fond avec la crème
100.gif

101.gif

102.gif

103.gif
  • Remettre au frais pour 1 à 2 heures, selon le froid que produit votre équipement.
  • Une fois bien réfrigéré, enlever le fond du moule, placer sur une belle assiette et déguster.
  • Servir garni éventuellement d'une couche de framboises, de myrtilles ou de groseilles, ou les trois mélangés, agrémentant d'autant la saveur acidulée. Et pourquoi pas décoré d'une belle cuillerée de chantilly de coco.

DClassé dans : Mon manger ,Mots clés : Alimentation vivante, Été, Couleurs, Gourmandise, Recettes, Sans gluten, Sans grain, Sans PLV