Pain-Cake aux amandes


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Ne mangeant ni gluten ni œuf durant quatre années, il était très difficile de réussir à faire du pain avec d'autres ingrédients. Bien sûr il existe toutes sortes de farines sans gluten et plein de recettes différentes. Mais jusqu'ici celles que j'ai réalisées, même réussies, ce qui avec mon four au gaz primitif n'était pas souvent le cas, ont donné un résultat pas terrible du tout côté goût et texture. Le pire a été avec de la farine de millet...

En tous les cas j'obtenais tout sauf du pain.



Et puis dans les recettes sans gluten, c'est souvent assez compliqué, avec toute une liste d'ingrédients chers ou pas facile à trouver. C'est aussi très long quand il faut faire son levain soi-même, puis attendre plusieurs heures que la pâte lève... Pour finalement s'aplatir à la sortie du four comme un parachute à l'atterrissage.

Depuis que je remange des œufs, c'est devenu beaucoup plus simple.

(Lire aussi [ Tout allant vert ] concernant mon mode d'alimentation.)

Après moult recherches pour trouver une nouvelle alternative, j'ai choisi l'option d'un pain carrément sans céréales - d'aucuns diront un pain paléo - et je me suis lancée sur une base de poudre d'amande et de farine de lin. Et le résultat me comble tout à fait. Ce petit goût d'amande, le moelleux de la mie, le croustillant de la pâte...

À la base le vrai pain ne contient pas d'œuf, certes. Mais dans une recette sans farine de blé, il permet de compenser l'effet coagulant du gluten. D'où le terme de pain-cake, plus juste pour désigner ce type de pains.

C'est surprenant mais ce cake boulanger est une vraie réussite pour obtenir de vraies tartines. Il se tient bien et se conserve plusieurs jours dans un torchon sans devenir sec et friable. De plus il est facile et rapide à fabriquer avec peu d'ingrédients, et je le trouve délicieux.



Si certains ingrédients semblent exotiques ou onéreux, leur petite quantité dans la recette permet avec un pot ou un paquet de faire de nombreux pains. Mais du fait de la base à la poudre d'amande, le coût de revient reste très élevé comparé à une baguette du supermarché, j'en conviens.

Pour ma part, j'en prépare occasionnellement pour cette raison, mais aussi parce que le pain n'est pas une base dans mes repas, ni un accompagnement incontournable. Ceci dit, ce fut une joie papillaire jubilatoire de pouvoir remanger des mouillettes avec un œuf à la coque...

Mais venons-en à l'essentiel.



Ingrédients
  • 35g de farine de lin (graines fraîchement moulues)
  • 1 c-à-c bombée de bicarbonate
  • 130g de poudre d'amande
  • 20g de psyllium blond
  • 10g de farine de coco
  • 6g de sel
  • 3 œufs
  • 1 tasse d'eau environ
  • 2 c-à-s de vinaigre de cidre
  • 4 c-à-s d'huile de coco fondue


Préparation
  • Chemiser un moule à cake.
  • Préchauffer le four à 180°C.
  • Mélanger les ingrédients secs.
  • Ajouter l'huile, les œufs, puis l'eau progressivement.
  • Travailler pour obtenir une pâte bien souple mais pas collante.
  • Rajouter de l'eau si nécessaire pour que l'ensemble soit homogène.
  • Finir par le vinaigre qui va réagir avec le bds et verser dans le moule.
  • Enfourner pour 35 mins, voire plus selon le four et le croustillant de la croûte désiré.


Variantes
  • On peut battre et faire mousser les œufs au préalable.
  • On peut aussi monter les blancs en neige, la mie sera un peu plus aérée.
  • Parfois je mets moitié huile de coco, moitié huile d'olive, ça donne une texture fougasse.
  • L'eau peut se remplacer je pense par du lait de coco, d'amande ou de noisette, mais je n'ai pas encore essayé.
  • Si je veux mettre moins d'œuf, j'en remplace un par 2/3 d'un sachet d'agar-agar dilué au préalable dans 3 c-à-s d'eau à température ambiante.


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L'aménagement rubicubique


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Cette pièce essentielle à la vie, où l'on profite d'un point d'eau chaude et d'un point d'eau froide, où l'on peut installer un appareil de cuisson, un réfrigérateur, une table et des chaises pour manger confortablement, cette pièce a été conçue dans mon appartement pour que tout cela ne puisse jamais loger dans le même temps.



Ce n'est pas qu'elle soit foncièrement petite, mais elle est relativement étroite, tout en longueur. Sa porte, une fois ouverte en grand sur la gauche, empiète sur les deux tiers du mur. Un mur justement pourvu d'un large radiateur en fonte. En face, sur la droite, un branchement au gaz de ville fixé au beau milieu du mur empêche tout meuble d'être disposé en étant correctement aligné contre le mur.

Suit juste après un renfoncement qui accueille un meuble surélevé de l'évier. Perpendiculaire à ce meuble, deux poteaux espacés d'environ un mètre sont les restes d'un mur abattu, autrefois pourvu d'une porte et d'une fenêtre qui donnaient sur une loggia. Sorte de balcon avec un garde-fou plein. L'appui de la fenêtre a été conservé, en béton peint d'une couche de blanc, pour y fixer une tablette en mélamine.



On accède ainsi à ce prolongement de la pièce par l'encadrement qui recevait l'ancienne porte. Et tandis que la cuisine est carrelée de petits carreaux d'un camaïeu beige et ocre, le sol de la loggia a été recouvert de dalles de plastique collées couleur crème. Quant au garde-fou, il a été remplacé par une cloison externe comprenant un ensemble de vitres fixes et de deux fenêtres.

Le double vitrage est nettement apprécié dans cette pièce exposée au nord et côté rue. L'ennui c'est que les battants sont à une hauteur peu confortable. Le cadre des fenêtres a été fixé au raz du plafond. Et sous chacune d'elle, il y a une vitre d'environ trente centimètres de hauteur. Si vous ajoutez à cela la surface du cadre entre chaque vitre, vous obtenez un gabarit de fenêtre pour Wisigoths. Pour faire simple, les poignées m'arrivent au niveau du nez. Et lorsque je secoue un tapis, je dois monter sur la pointe des pieds, le rebord m'arrivant sous les aisselles.



Laver les carreaux suppose d'autant plus une fameuse gymnastique pour accéder à l'extérieur des vitres fixes. Lavage régulier car exposés au nord, les cadres se recouvrent de lichens à l'extérieur et de moisi à l'intérieur. Je fabrique alors un balai-éponge avec une brosse et des torchons, que je trempe dans de la lessive, puis je tourne le dos au mur, bien calée contre la fenêtre ouverte, et je passe le balai à l'extérieur, en étirant les bras au maximum sur le côté, pour effectuer des mouvements de va-et-vient, en hauteur, à la vertical, en espérant atteindre l'angle tout en haut de ce foutu carreau où s'accumule les traces de pluie. Ce à quoi je réussis rarement.

La taille des battants n'est pas non plus un exemple d'ingéniosité. La profondeur de la loggia d'un peu moins d'un mètre n'a pas dû être prise en compte. Du coup on doit choisir entre ouvrir une fenêtre ou passer devant la fenêtre. Les deux n'étant pas compatibles sous peine de se faire énucléer par l'angle du cadre ou la poignée.



Or on passe souvent devant la fenêtre car on accède par là à un petit cagibi où se trouve le cumulus et les branchements pour mon lave-linge.

Ce cagibi a été construit par une cloison coupant en deux la salle de bain. Celle-ci se trouve juste de l'autre côté du mur droit de la cuisine, celui derrière l'évier. Les arrivées d'eau et les évacuations ont alors été refaites dans l'ignorance totale des effets de la gravité. Un gros bricolage par un plombier sous amphétamine. Du coup la baignoire reflue environ tous les deux mois, et quand la machine à laver vidange, elle fait déborder le siphon du cumulus.

Trois visites techniques de l'entreprise chargée de la maintenance de l'appartement ont été nécessaires pour établir qu'elle ne pouvait rien faire. Un petit seau en métal reste donc attaché en permanence sous le cumulus.



Pour l'aménagement de la cuisine, enlever la porte a nettement simplifié l'équation. Reste que l'installation d'une table et des chaises pour y manger a été abandonnée, préférant un maximum de plans de travail pour être à l'aise en cuisinant. C'est à dire deux. Un de trente centimètres entre la gazinière et le table top le long du mur de droite avant l'évier, et une console de deux mètres juste en face. Le tout, tout en bois de pin ou de hêtre.

Dans la loggia, même type de meubles, mais plus petits, mis en place au fur et à mesure, en fonction du budget. Pendant longtemps, il n'y avait rien, juste des plantes vertes. Même la gazinière a attendu une année au fond du grand placard avant de trouver sa place. Jusque là, je cuisinais sur deux plaques électriques de camping.

Ailleurs dans la pièce, deux petites dessertes pliables ici et là, puis une petite table ronde en métal, un modèle pour jardin, calée sous la tablette en mélamine de l'ancienne fenêtre. Ça bouche les espaces restant, supporte les paniers de légumes, les bouteilles d'eau ou la vaisselle juste sortie de l'égouttoir.



Par chance, ma grosse poubelle jaune a pu s'incruster contre le radiateur et la longue console. Mais si je devais un jour changer mon frigo vieillissant, qui supporte de moins en moins les épisodes de canicule, à moins de prendre le même petit format, du reste nettement insuffisant, je serais contrainte de brancher le nouvel appareil dans le cagibi, à la place de l'étagère à chaussures.

Mais où mettrais-je les chaussures ? Et que faire de l'espace laissé vide par le table top ? Qui sert aussi d'étagère pour les pots d'ustensiles, d'aromates, les allumettes, le gros sel, le sopalin... et même de plan de travail...



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Tout allant vert


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Il n'y a pas de terme pour désigner mon mode alimentaire. Je mange selon des choix qui résultent de mon parcours, de mes problèmes de santé, de mes lectures, de mon expérience après quatre années de végétalisme sans gluten, et de mes moyens rudimentaires. Aujourd'hui je pense ne toujours pas savoir exactement ce qui est idéal, si ce n'est qu'à mon sens les extrêmes sont mauvais. En même temps, c'est une histoire personnelle. On a tous un métabolisme différent, chacun a la liberté de choisir ce qui l'aide à se sentir bien.

Pour ma part, pour des raisons de considération pour la vie animale, je n'ai donc plus du tout mangé de viande durant plusieurs années. J'ai arrêté aussi les œufs et les produits laitiers. Tout ce que j'ai pu lire au sujet des protéines animales et végétales se contredisait en permanence. Pas moyen de savoir qui était dans le vrai. Ce qui est sûr, c'est que manger trop de viande est néfaste pour la santé et l'environnement, et particulièrement épouvantables pour les animaux élevés en batterie, par une industrie agro-alimentaire obsédée par les profits à court terme, et absolument insensible au vivant.



Si j'ai complètement exclu le gluten, c'est parce qu'il m'a rendue malade. Toutes les fortes douleurs digestives, les crampes musculaires et la fatigue chroniques, la baisse de la concentration et de la mémoire, les migraines, un cycle menstruel long et pénible, les dermatoses, et en particulier sur une main qui a fini par être handicapante, avec des démangeaisons absolument atroces, tout ce bazar de peines en tous genres a disparu avec l'arrêt du gluten. Ou presque.

Son exclusion a été un remède, mais n'a pas fait de miracle. Sans doute parce que tous mes problèmes ne dépendaient pas uniquement de ce que je mangeais. Et il semblerait que devenir végétalienne quand on a un syndrome de l'intestin irritable, ce n'était pas la meilleure idée du monde. Avec les infos que j'avais à ce moment là, j'ai cru que je trouverais tout ce dont mon organisme a besoin dans les végétaux, et pour les protéines en particulier, dans les céréales et les légumineuses. Mais ces dernières n'ont jamais cessé d'être assez difficile à digérer.

Comme quoi le végétalisme n'est pas un mode d'alimentation universellement salutaire.



Alors depuis quelques semaines je revoie ma copie. À mon grand regret pour toutes les bestioles qu'on élève juste pour les manger. Car la viande, le poisson et les œufs contiennent des acides aminés indispensables à une bonne constitution de la paroi intestinale, notamment la glutamine, qui intervient dans le fonctionnement des cellules des villosités, ces excroissances microscopiques de la muqueuse qui jouent le rôle essentiel du tri et de l'assimilation des micro-nutriments vers le sang. Paroi qu'endommage justement le gluten en rendant ces cellules déficientes, on dit perméables. Ou tout du moins il aggrave le problème si le stress ou un choc émotionnel a commencé à faire des dégâts. Ce qui est mon cas. Et ces acides aminés, on en trouve certes également dans les légumineuses, mais elle y sont apparemment en trop faible quantité.

Car après quatre années de végétalisme sans gluten, un mal être persiste. Ça déconne toujours au niveau digestif par exemple, telles que des lourdeurs après manger et un gonflement général, mais aussi au niveau immunitaire, circulatoire et hormonal, je pense, qui se manifeste par de l'eczéma, de l'urticaire, de l'acné, une rougeur chronique et des démangeaisons au visage, des jambes douloureuses, des impatiences... Enfin bref, la liste est encore longue. Il fallait comprendre ce qui manquait. Et je me suis demandée ce qui était le plus judicieux : se priver de nutriments essentiels mais manger bio et éthique ou... s'adapter intelligemment et être en meilleure santé ?

C'est ainsi que j'ai réintroduis en petite quantité certains produits animaux au quotidien. Les végétaux restent ma base, mais plus forcément tous bio pour pouvoir m'offrir, avec mon budget hyper restreint, plus de variété et de quantité. Les œufs sont revenus, ainsi que le yaourt et le fromage, mais au lait cru, sans présure, et seulement au lait de chèvre ou de brebis. Je prends aussi un complément d'huile de foie de morue l'hiver, afin de pallier à une carence évidente en vitamine D et en acides gras essentiels. Enfin je remange occasionnellement du poulet ou du poisson. J'achète bien sûr tout cela quand c'est labellisé AOC, Label Rouge, Bleu Blanc Cœur, voire Écocert quand le prix n'est pas rédhibitoire.



Du coup, pour des questions d'argent justement, j'ai été obligée d'élargir les adresses où je faisais mes courses. Car jusqu'ici j'achetais tout bio et dans le même magasin. Quand je dis tout, c'était vraiment tout, jusqu'aux éponges et aux allumettes. Ce qui, lorsqu'on ne mange pas de viande, ni de fromage, et que l'on cuisine absolument tout soi-même, malgré de petits revenus, est jouable.

Donc cet été, j'ai découvert l'offre des fruits et légumes bio *et* pas bio en supermarché, un endroit où je n'avais plus mis les pieds depuis belle lurette, ou alors à la sauvette... Depuis plus de six ans en fait. Et j'ai vu le choix hallucinant qui est proposé. Du coup j'ai fureté dans les autres rayons, parmi lesquels on trouve souvent un tout entier consacré au bio. Mais j'ai aussi vu toutes sortes de produits écologiques dans le non-alimentaire, comme les mouchoirs, le savon, le liquide vaisselle ou même encore de la terre de sommières ou de l'acide citrique.

Je dois l'avouer quand même, côté budget ça commençait à coincer méchamment. Dans ce magasin bio où j'avais mes habitudes, les prix augmentent sans cesse. Et au niveau du choix et de la qualité, au fil du temps ça s'est pas mal dégradé. Là où on s'attendrait à trouver moult variétés et diverses productions de culture rustique, d'origine locale et cueillies à maturité, puisqu'on est dans une optique de préservation de la biodiversité et d'éthique, c'est tout le contraire. Je n'ai jamais autant mangé la même chose tous les jours depuis que je m'approvisionnais là-bas. La même salade de feuilles de chêne, les mêmes carottes en botte avec des fanes à l'agonie, les mêmes pommes de terre farineuses, les mêmes bananes vertes et les mêmes avocats tout durs qui coûtent un bras... Il y a de quoi en conclure que les clients des magasins bio, paradoxalement, mangent peu de végétaux. D'ailleurs, si on regarde bien, on y trouve surtout des farines, des pâtes, des flocons d'avoine et du chocolat à tartiner.



Je regrette vraiment de ne pas avoir été assez curieuse plus tôt, j'aurais fait de grosses économies. Mais mes scrupules m'en ont dissuadée, convaincue que j'étais de la valeur de ma démarche. Or c'était être dans une forme de déni, quoique relatif, mais tout de même. Car l'esprit des magasins bio a beaucoup changé. Les prix restent définitivement trop élevés, les remises sont rares et ridiculement basses, sur des produits déjà bon à jeter. Et le choix, j'insiste, est nettement insuffisant. Je me souviens de la tête de la vendeuse quand je lui avais demandé il y a quatre ans si l'on pouvait commander des graines de Chia. Elle m'a demandé trois fois de répéter le mot Chia. Finalement elles sont arrivées cette année, à côté du cacao cru, des baies de Goji et de la farine de bambou. Évidemment à un prix prohibitif, et seulement parce que c'est devenu une tendance.

Il faut voir les choses en face, globalement leur politique commerciale est à présent identique à celle de la grande distribution, et leurs engagements de plus en plus à géométrie variable. Par exemple le hors saison se pratique aussi, dans une certaine mesure, comme des tomates provenant d'Espagne en plein mois de mai. C'est en tous les cas l'habitude du magasin où j'allais. Sans doute pour attirer une clientèle plus large, objectif apparu comme flagrant quand il s'est installé dans l'enceinte même d'un hypermarché.

De mon côté, enfermée dans mon intégrité, des choses m'ont échappé. Bien que franchement critique vis à vis de ce magasin, j'ai manqué de souplesse et d'ouverture, au détriment de mes besoins propres. Alors depuis peu j'adopte un autre angle, mais à ce stade je ne tire aucune conclusion sur les éventuels bénéfices de ces changements. Le temps doit faire son office. C'est une expérience à long terme, un sujet qui reviendra donc régulièrement ici je pense. Ce que je peux dire pour l'instant, c'est que ma liste de courses est devenue mixte : bio et pas bio, végétale et animale. De très fidèle à une seule enseigne je suis devenue très pragmatique. Et bizarrement, depuis il y a chez moi beaucoup plus de vert, et dans mon assiette bien plus de couleurs.



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