About bujo


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

After three years of using a bullet journal, I think I can say now that this tool suite my needs and habits. And also that I've finally found the setup which matches to my way of thinking.


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I am quite a slow person, I confess. I need time to create and to adapt things to my brain. To this added the constance of the change. So between finding my personal method and follow my life evolution, years pass.

Today my bujo is on the good way of the stabilisation, but of course, it will continue to be adapted to each particular time, projet or need which will come over.



Writting this post, I realise that, henceforth, I am no longer abble to take notes, make lists and manage my time without this unrestricted and simple solution which just costs a paper book. However, after a certain time of using it, I found out that specific pens and notebooks could be more relevant. Especially, some felts with very fine points and paper with lines, or points, but resistant and soft.



If you've never heard about the bullet journal, I invite you to explore the website of its designer [ Ryder Carroll ]. Or if english is not your friend, [ here ] is a clear explanation in french, step by step. You will see how to start simply. Take time to make tries and don"t worry about mistakes.

When you'll be ready, feel free after that to search suggestions, tutorials and others setups which are numerous on the web. As example, [ this post ] gives good ideas to expand the content of your journal and discover cool and simple forms of semester, monthly, weekly, habits or several list and collection pages. And [ this one ], which contains a video, makes you learn the system of rapid logging, or how to catch easy clear information from your journal.



For my part, I didn't explore much more than that because I wanted a minimalist style of journal, practical and quick to make. I started a collection of links into a pinterest board and I regulary take a look at it when I am less of inspiration. So the look of my bujo is not original at all, but it's not the point. I just wanted to lighten my thoughts.

And it works. Instead of concentrate myself to not forget all things I want to do and others which need to be done - and pass my time of forgetting some even so - I think more of how to do it and what else.



It's interesting to notice that it widens the view, furthers differents angles, allows breaks without feeling guilty, because an eye is keept on what is already done. And also spaces of respiration. My brain is free to get empty by moment.

And this is only possible because a bullet journal is a modular framework, a handmade diary where each module serves to organize related information, which can be mixed, reduced, enlarged, customized, created, entirely built for each pair of eyes and kind of brain. Besides, I know a guy who has put his up in a fast text editor.



So mine is classic but it looks like me. It offers me an intimate and quiet space, what a trade diary never do let.

In the same way, to work better, to invent, to do research with an open mind and have time to get things mature, it needs a dedicated area. This is the story of my life, given that I work at home. I know this is an inestimable luxury to live, even just during a few days, in a special place where only creation is your preoccupation.

One of my big dreams is to built one day my luxury soft life dedicated area.



DClassé dans : Mes découvertes ,Mots clés : Autonomy, Christmas, Creativity, DIY, English, Kufuu, Minimalism

Sablés d'automne


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Encore un jour où, dès le matin, le temps a beau s'écouler, il fait toujours aussi sombre de l'aube jusqu'à la tombée de la nuit. Ciel de sciure, buée sur les vitres et odeur de feu de bois qui lèche la surface de l'immeuble, jusqu'à s'engouffrer dans mes narines lorsque je viens secouer un torchon à la fenêtre de la cuisine. Encore un jour où, dès le matin, j'allume les lampes.
Tiens, cette fois, le four aussi.



Le froid est arrivé d'un coup. Partout les tempêtes s'enchaînent et se rapporchent de l'hexagone.

Ici en moins de deux jours, le ciel est passé d'un bleu saturé de sécheresse à un plafond de pluie grise et glaciale. Le vent transit des arbres qui ont eu l'insouciance de rebourgeonner. Dans les potagers les tomates éclatent, et sous chaque feuille, d'un vert de lune, l'ombre est noire.



Le chauffage est allumé depuis une semaine et déjà il tourne à plein. Malgré tout, de sournoises capsules d'air froid frôlent ma nuque et mon dos. C'est la saison des premières bouillotes, des envies de chocolat fondant et de réconfort sucré.

En cuisine, seuls les pâtes à tartiner, les pâtés végétaux et la pâtisserie réussissent à me passionner. Tout ce qui a un lien avec la pâte... Et les doigts qu'on lèche...

Et à chaque fois que j'entreprends une fabrication de biscuits sablés, c'est en reprenant les notes de mon carnet de recettes, pour faire avec ce que j'ai sous la main, de manière simple et rapide.



Bouddha, ma lapine, entretient une frayeur inébranlable de la porte du four. C'est qu'à peine on l'ouvre de quelques centimètres, déjà la porte grince comme les gonds de celle d'un château hantée...

La seconde d'avant, elle est curieuse de ce qui se passe à la cuisine, tourne dans mes jambes, joue avec sa boîte en paille, voire est tout à fait détendue sur les tapis, et la seconde d'après la voilà qui se carapate à toute berzingue, moulinant des membres inférieurs sur le carrelage, perdant de l'adhérence sous ses pattes, virant comme un bolide prend une tête d'épingle au frein à main, et file comme une boule de feu pendant l'orage pour se réfugier dans son antre, le salon.

Quelle terreur lie-t-il à la gazinière ? Celle du plat parfumé à la moutarde dont elle pourrait faire office... ?

Je me le demande à chaque fois avant d'aller vite la réconforter, en l'inondant de bisous sur les yeux, et en lui chuchotant que dans ces lieux elle ne sera jamais envisagée comme une denrée comestible.



Puis je reviens à mon projet gourmand. J'explore ma boîte à farines. Comment fabriquer des biscuits sans gluten qui soient ni secs, ni poudreux, ni fades... Je pose la balance sur le plan de travail et un large saladier dessus.

Voyons si je mélange et malaxe ensemble...
  • 50g de farine de riz
  • 40g de farine de sarrasin
  • 10g de fécule de pomme de terre
  • 50g de sucre rappadura
  • 1 càs de cannelle
  • 1 càs de chicorée en poudre
  • 1 grosse pincée de 4 épices
  • 70g de beurre mou

... ou bien
  • 2 œufs
  • 100g de rappadura
  • 150g de beurre fondu
  • puis 250g de farine de sarrasin
  • 1 càc de levure
  • une pincée de sel
  • et des morceaux de chocolat noir à 70% incrustés sur le dessus


Faire ensuite des boules, avec une cuillère doseuse à fond bien rond, ou bien grossièrement avec les doigts. Les disposer sur une plaque recouverte de papier cuisson et les écraser légèrement avec le dos de la cuillère.

Puis enfourner entre 8 et 10 mins à 180°C.

Laisser refroidir avant de les retirer de la plaque.

Se conservent très bien dans une boîte et sont délicieux accompagnés d'un expresso ou d'un grand mug de camomille.



DClassé dans : Mes découvertes ,Mots clés : Automne, Cuisine, Gourmandise, Lapin, Recettes, Sans gluten, Tisanes

La fin des bulles


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

En ces temps d'une brutalité inédite, politique, sociale, médiatique, toutes sortes de fins se profilent, desquelles une frayeur ne me quitte plus... Le soir quand j'essaie de m'endormir ou le matin quand la conscience me revient... Desquelles, qui sait, il finira peut-être, au bout du compte, quand tout sera perdu, par émerger quelque chose d'intelligent.

Pour l'heure, quitte à sembler légère, j'applique le bon sens à mon quotidien, j'arrête les shampooings.



Objectivement, j'ai beau me torturer le bulbe, je ne peux rien faire pour changer la situation moisie dans laquelle plonge le monde tout entier. Arpenter les rues en scandant un slogan, en tenant à bout de bras un morceau de carton peint, avant de se faire exploser un œil par une grenade lacrymogène ? Il a été démontré depuis 2005 que cela ne porte à conséquence sur rien, si ce n'est sur son intégrité physique.

Ainsi le territoire de ma lutte est par défaut réduit à mes habitudes de consommation. Quel que puisse paraître aisée cet engagement, et bien que le changement de paradigme ne viendra pas à l'évidence par mon caddie, aussi superficiel que soit à première vue la démarche, elle entraîne pourtant un vaste questionnement qui ne va pas forcément de soi.



Pour aménager son intérieur, pour s'habiller, pour s'alimenter, pour se déplacer, pour se soigner, pour s'éduquer tout au long de sa vie, il n'est pas dans nos reflexes, dans notre culture occidentale et nos habitudes de surconsommation de faire simple, de faire soi-même. C'est à dire de faire avec ce que l'on a déjà, sans entraîner des dépenses qui systématiquement vont désormais jusqu'à l'endettement pour la majorité des gens.

Cette façon pragmatique de faire m'inspire pour tout et depuis longtemps. Bien sûr, c'est d'abord un manque de moyens qui m'y a amenée. Puis les modalités, dans chaque domaine qu'implique cette manière de vie différente, ne se sont pas imposés d'emblée, mais me sont apparues de manière empirique, sur la durée, au rythme des ressources disponibles, des essais, des ratages et de l'évolution de mes besoins.



Prenons le seul exemple de mon crâne. Voilà quelques années que mon cuir chevelu revendiquait allègrement qu'il ne supportait plus les colorations au henné, ce que j'ai commencé à faire dès l'âge de 20 ans. J'ai très longtemps été rousse, avant d'arborer un châtain doré tirant sur le vénitien pour cacher des racines de plus en plus dépigmentées... Et puis j'ai tout arrêté, laissant libre le gris d'envahir ma tignasse.

Mais bien avant cela, au fil des mois et de mes expériences capillaires pour soigner naturellement la peau de ma tête, et ce qui poussait laborieusement dessus, ces derniers m'ont clairement laissé aussi comprendre qu'ils se passeraient bien des tensio-actifs. Aux shampooings que j'utilisais, quels que soient la marque et le label bio, même le [ Flore de Saintonge ] qui a une composition minimaliste irréprochable et que je recommande à l'occasion, toujours mon cuir chevelu et ce qui le prolonge préféraient la douceur de l'eau pure, un exhaustif brossage aux poils naturels, ou encore des poudres de racines, de fleurs ou autres infusions hydratantes, calmantes, éclaircissantes...



Les solutions les plus simples sont souvent les moins évidentes, les plus éloignées de notre cerveau tellement lavé, formaté, déformé. Le bon sens nous a quitté.e.s depuis belle lurette, plus enclin.e.s que nous sommes à faire aveuglément confiance à l'homme en blouse blanche plutôt qu'à la femme au tablier.

Pour autant, la simplicité n'exclue pas les difficultés.

Dans un environnement pollué et anxiogène, pour compenser les agressions quotidiennes, cette touffe qui me sert de chevelure, qui boucle, mousse et s'évapore, réclame des soins sur mesure. Sans la coloration végétale qui recouvre la fibre d'un exo-squelette, sans la mélatonine qui lui donne sa couleur et que remplacent des bulles d'air, mon cheveu a reprit alors sa véritable et vulnérable nature, depuis des décennies par moi oubliée - si ce n'est totalement ignorée.



Au fil du temps et des changements, de l'âge, de l'état général, des éventuelles carences, il a fallu partir à la conquète d'une fibre mystérieuse, que l'on dit morte et qui pour autant réagit sans cesse aux éléments et à son environnement. Autrement dit, il n'a pas été une mince affaire de se réconcilier avec ce phanère qui renferme et accumule pour les évacuer toutes sortes de toxines et traumatismes anciens.

De l'élimination des bulles de savon vers l'envahissement des bulles d'air.

Voilà deux ans que je suis adepte du no-poo et quinze mois que j'ai arrêté le henné. Et j'ai de plus l'arrogance de laisser pousser. Pour laisser apparaître mon vrai visage, celui que façonne le temps, celui d'une femme autonome, mature, désireuse d'être soi, sans plus tricher. Et pour découvrir la palette incroyable des teintes que seule la nature sait produire, en toute discrétion, dans l'intimité d'une humilité baroque.



Au risque de ressembler à une sorcière, ce qui n'est pas pour me déplaire, j'ai laissé faire. Après tout, à l'origine les mots "glamour" en anglais et "charme" en français signifient tout deux "sortilège". Du reste, à la moitié du processus, il était évident qu'il s'agissait d'un projet, et non plus d'une phase pathétique de négligence avérée. Cependant, c'est à partir d'une certaine longueur, d'une évidence du temps qui passe assumée et affichée, une fois que le gris était pleinement installé sur les deux tiers de mes longueurs, que le secret de mon essence s'est, dans sa forme kératinesque, révélé à moi. Jusqu'à changer la lumière de la couleur de mes yeux.

C'est une transformation, une apparition, avec tout ce qu'elle suppose de sauvage, d'indompté, de libre et de mélancolique. La crainte de quelque chose d'un peu dur et de dérangeant, le doute, le désir par moment quotidien de tout tailler à raz, ont laissé place à la fascination pour la magie de la nature.



Figurez-vous que la compote de pomme lave. Mais également le miel, l'œuf, la poudre d'ortie, l'argile et la farine de pois chiche.

Et puis il y a toutes les poudres de plantes, qui lavent et/ou qui soignent, parmi lesquelles tout un choix est à faire selon la nature du cheveu et ses besoins. Pour ma part, j'expérimente de temps en temps le shikakaï issu d'une variété d'acacia. J'utilise plus souvent le kachur sugandhi, provenant d'un rhizome de la famille du curcuma et du gingembre, qui stimule la pousse et donne du volume. Ou bien le shampœuf, c'est à dire un œuf battu en omelette, qui lave aussi, nourrit et gaine.



Mais le plus utile sur mon crâne ingrat, ce sont le gel de lin, l'infusion de camomille et lemongrass, ou d'hibiscus, l'huile végétale de piqui, le sirop d'agave... et mon indispensable compote de pomme, faîte maison évidemment. Je la mélange à de la poudre de racine de guimauve, et ça me fait une pâte veloutée qui rafraîchit les racines, hydrate les longueurs, démêle l'ensemble et laisse une soyeuse douceur discrètement parfumée.

Pour les utiliser, c'est bête à pleurer. On mixe, on touille, on ajoute de l'eau, des actifs humectants, hydratants, nourrissants, comme un yaourt, une banane, de la glycérine végétale, du gel d'aloe vera, de l'urée, de la provitamine B5, des protéines de riz... Ou bien on se complique pas et on laisse tout seul, nature. Puis on applique la mixture obtenue sur toute la chevelure, comme n'importe quel shampooing ou masque du commerce. On masse, on triture doucement, on laisse agir plus ou moins longtemps, selon les propriétés de ce que l'on utilise, puis on passe sous la douchette. On finit par un rinçage à l'eau douce, ou infusée de plantes, ou vinaigrée, puis on enveloppe le tout dans une serviette éponge douce, et enfin on laisse sécher à l'air libre.



Au début c'est assez déconcertant parce que ça ne mousse pas du tout. Encore que ça peut si on utilise des noix de lavage ou de la saponaire. Mais pour ma part, aucune bulle. La plupart du temps, je peux même manger ce que je mets sur ma tête. Ça me rassure de traiter mes phanères comme je traite mon estomac. Mes cheveux vont boire, manger les nutriments, assimiler les actifs, digérer les composants. Ce n'est jamais pareil, selon l'humeur, la météo, la qualité de l'eau, mais ça fait toujours du bien.

Une fois bien séchés, je les démêle aux doigts et, Ô miracle, c'est tout propre, tout beau, tout sain, ça ne gratouille plus, ça sent bon, et ça met une - voire deux semaines - avant de regraisser. Le pire est que plus on patiente, plus on fait dans la simplicité - voire moins on en fait - mieux c'est.



DClassé dans : Mes découvertes ,Mots clés : Autonomie, Corps, Salle de Bain, Soins naturels, Mode de vie, Éthique

Soft colors words


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

When I was a child, about seven years old, I was jalous about my sister who began to learn English. This language appeared to me with sunny and brightly colors. Yes, I see colors on each vowels and consonants. And at this time, french was dark, grey and a sad way to talk.



French was the language of the bible, of the pastor's sermon every Sabbath morning, of the argues between my parents, of the children at school who called me "Serpent à lunettes", "Jambes d'allumettes", "Trisomie 21" or "Bâtons de tambour".

Yes, I weared glasses, I got almond eyes and a very straight hair at this time. Which, by the way, is a little bit wird considering my curly hair today. I was also smaller than the other kids of my age, all the more so because of my anorexia.

On the other hand, English was the language of those mysterious words embedded in some scenes in Charlie Chaplin's movies that I could see on the french public tv each Christmas. Evenly the language of Mowgli and Mary Poppins, of those movie stars such as Marilyn Monroe in Some Like It Hot or Dustin Hofman in Little Big Man.



To pronounce this sweet and singing language was, and still be, a real enjoyness for my mouth. I don't exagerate. In a way, this is a body language. And the pictures the english words create in my mind, as well as the links between ideas, are more close to my way of thinking, and logical to me, than French.

I have been liking my mother tongue only recently, since about ten years, through my blogging activity which makes me read more and work on a text for a long time before publishing it. But I love English for fourty years. And this summer, I have choosen to study it again.

Firstable, to become able to understand international anglophone web ressources, like news and receipes, Yoga and DIY videos, films, series or documentories. Knowing that 54% of the websites content are in English and the English-speaking population online was about 873 millions in 2015, with growth of 300% the last ten years...

It would be second to none to explore all that without subtitles. And secondly, of course, to be able to speak fluently.



In a legitimate way, the prevalence of English in many domains can be seen as a problem and criticized. It is necessary indeed to help the others languages proportion increase. I would'nt like to see French disappear from screens.

In fact, I contribute with my blog to the contrary and also to its evolution, in particular through the inclusive writing that I defend ardently.

But this is not the point, this is about learning several languages. English is a first choice for me, but then no question to stop, because I will be even more able to learn languages which are close to it, for example Japanese... Or why not Korean !



A few studies prove today that speaking different languages maintains a healthy brain, produces new neuronal connections, preserves from degerenative diseases and makes people be more curious and tolerant.

Who knows, perhaps it will also open doors on my jobseeker route.

In the meantime, I love to think in, read and listen to the language of Virginia Woolf, Mark Twain, William Egglestone or even Jane Jacobs. But here I am going to do the effort to write too, regularly, that will make me do some research on my own, as I always do obviously, but it would be supplementary usefull homework besides my english class.

So, this is the first article, hoping of a long list which will be less and less full of mistakes and clumsiness... and perhaps more and more stylish.



DClassé dans : Mes découvertes ,Mots clés : Autonomy, Body, English, Reading, Way of life

Japon et Savon


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Figurez-vous qu'il existe en France une fabrique de Nattō, cette spécialité très spéciale du Japon. Si vous ne connaissez pas cette curiosité locale, il s'agit d'un aliment traditionnel à base de graines de soja fermentées selon un procédé ancestral et universel qu'on appelle [ lactofermentation ].

Des bactéries lactiques vont se développer et permettre de conserver un aliment en éloignant les bactéries pathogènes, tout en augmentant sa valeur nutritive. Pour le Nattō, une substance couleur crème va apparaître, et enrober les fèves jusqu'à un film très élastique qui forme des fils interminables lorsqu'on les malaxe.

Sachez qu'on épate durablement n'importe quel-le Japonais-e en mangeant du Nattō en sa compagnie.



C'est bourré de probiotiques, de potassium, de fer, de magnésium, de vitamine K2 et de fibres. Ça contient autant de protéines que la viande, autant de calcium qu'un yaourt, et c'est pauvre en glucides et en cholestérol. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est [ une récente étude de l'Institut Pasteur ] où les bienfaits du Nattō sont énumérés, tels son action préventive contre le cancer, sur l'absorption du fer et sur le métabolisme osseux.

Le goût du Nattō se rapproche un peu de celui d'une croûte de camembert bien fait. On l'accompagne de riz ou de salades. On l'accommode en le touillant vigoureusement avec de l'huile de colza, du Tamari et du vinaigre de cidre ou bien de la moutarde. Si l'aventure gustative vous tente, voici la fabrique [ Natto du Dragon ] qui vend sa petite production 100% bio en ligne.



Depuis longtemps nous consommons sans le savoir des aliments lactofermentés. Du moins lorsque ces produits sont fabriqués artisanalement, car l'industrie a remplacé le long procédé par une dénaturation à base de produits chimiques, pour aller plus vite, sans passer par l'étape fermentation. Enfin globalement pour augmenter ses profits, au détriment évidemment de leur valeur nutritive d'origine. Par exemple les olives, la choucroute, le ketchup, les yaourts, les fromages au lait cru ou le babeurre. Mais aussi des spécialités venues d'ailleurs que l'on commence à trouver facilement dans les rayons comme le Miso, le Tempeh, le Kimchi ou le vinaigre d'Umeboshi.

L'industrie agro-alimentaire nous a donné l'habitude de croire que plus c'est compliqué, mécanisé, aseptisé, mieux c'est pour notre santé. Or on s'est nourri sans elle durant des millénaires. Et à en croire les récentes découvertes archéologiques, sans souffrir de maladies dégénératives, d'obésité, de diabète et de cancers comme aujourd'hui.



À la maison, il est enfantin de préparer des légumes lactofermentés. On râpe ou on cisèle finement les légumes, on les tasse fortement dans un bocal qui ferme hermétiquement, et on ajoute de l'eau salée à raison de 30g de sel par litre d'eau, de préférence filtrée. Pour les yaourts, c'est aussi vachement très simple, même sans machine électrique, mais j'en parlerai plus longuement dans un prochain billet.



Également dans la famille "production locale et bio", je suis tombée par hasard dans un supermarché (dont le nom se termine par u) sur un petit savon à la composition idéale et pas cher du tout. 1,70€, c'est vraiment pas cher pour une telle composition : 99,8% des ingrédients sont naturels, 80% sont bio, il est riche de sa propre glycérine, sans parfum, sans conservateur et non-testé sur les animaux.

J'ai d'abord crains qu'il ne fonde très vite à l'utilisation, comme certains savons qui coûtent un bras vendus en magasin bio, mais en fait pas du tout. Et surprise, il est encore mieux : il est très doux. Ma peau réactive qui se dessèche facilement tire à peine après avoir été nettoyée, voire pas du tout par moment. Contrairement à ce que me fait le savon de Marseille, le savon d'Alep, des savons ayurvédiques aux plantes, ou même des savons par saponification à froid, et pourtant tous achetés en magasin bio.

Et cette petite trouvaille a une autre qualité de taille, il mousse...



Mais aussi bon et bio soit-il, vous ne le trouverez pas en magasin bio. Comme quoi ce dernier n'est pas le repère exclusif de la qualité. Ce savon est surtout vendu dans le grand ouest de la France, et exclusivement dans la chaîne de supermarchés plus haut citée. Ou alors il faudra voyager, car [ La Cigale ] est distribuée un peu partout dans le monde, jusqu'au Japon où French Touch oblige, les emballages n'affichent même pas de traduction en japonais.


DClassé dans : Mes découvertes ,Mots clés : Corps, Soins naturels, Japon, Alimentation vivante, Cuisine, Salle de Bain