Bouillon moulti saisons


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Ce n'est pas parce que le bouillon de viande est la nouvelle boisson des tops modèles que j'en ai toujours un bocal au frigo. Il fait certes un carton dans les coulisses de la mode en tant qu'aliment complet qui ne fait pas grossir, mais pour ma part, c'est surtout pour ces bienfaits sur la santé.



Ce breuvage est magique pour réchauffer et faciliter la digestion. C'est une boisson alcalinisante, qui met l'estomac au repos, hydrate en profondeur et booste les défenses. Mais en ce qui me concerne, j'ai découvert qu'il permettait aussi de réparer le système digestif et ainsi d'aider à réduire, voire faire disparaître, certaines intolérances alimentaires.

Les nutriments que le bouillon de viande renferme entrent dans le mécanisme de construction de nos cellules. Il est capable en particulier de réparer celles de la paroi intestinale, tout en favorisant le rétablissement d'une bonne flore. Exactement ce dont a besoin un intolérant au gluten comme moi, mais également toute personne qui souffre de déséquilibre du système digestif.

Les syndromes d'intolérance alimentaire et de perméabilité de l'intestin sont réputés chroniques par la médecine en générale, et donc incurables. Seule l'éviction des aliments non-tolérés est préconisée, imposant un régime strict à vie, et beaucoup de compléments alimentaires, voire même un traitement allopathique. Moi j'ai choisi un remède vieux de plusieurs millénaires, qui fait ses preuves dans de nombreuses études sur le syndrome du colon irritable, la maladie de Crohn mais également l'autisme et l'hyperactivité.



Évidemment, je parle d'un bouillon "fait maison". C'est absolument impératif. Et je vais tout expliquer sur sa préparation, qui en fait est vraiment très simple.

Il existe toutes sortes de bouillons de viande : à la volaille, à l'os, aux crustacés, au bœuf, ou encore au poisson d'eau froide, comme le maquereau qui du reste est à un prix très abordable. Mais ma préférence va à ceux de poulet et de poule, car ils sont les mieux tolérés. Et voici comment je m'y prends.

★ Recette de la décoction de gallinacé ★

  • Choisir une bestiole de la sous-espèce Gallus gallus domesticus, entier ou coupé. Mais un lot de cuisses et d'ailerons fera aussi bien l'affaire. Placer la viande dans un très grand faitout et la recouvrir entièrement d'eau filtrée à laquelle on ajoute du poivre, du sel, des feuilles de laurier, du thym et autres aromates au choix.
  • Couvrir, monter à ébullition puis baisser et cuire à feu très doux durant au moins 3 heures.
  • Laisser refroidir.
    Je le prépare toujours le soir et laisse "infuser" la viande toute la nuit, ce qui rend la chair plus tendre.
  • Retirer ensuite la viande et la disposer dans un plat, puis recouvrir et placer au frigo.
    Elle se conserve ainsi une dizaine de jours.
  • Transvaser le bouillon restant dans des bocaux hermétiques puis les stocker également au frigo.
  • Quand le bouillon sera gélifié, la matière grasse sera remontée et formera une couche sur le dessus. Avec une cuillère, enlever cette couche et la mettre dans un petit bocal. Elle pourra être utilisée pour faire revenir des légumes ou préparer un pilaf de quinoa.
  • Ensuite pour réchauffer une tasse, à boire tous les jours, il suffit de verser dans une casserole une louchée de gelée.


Qui n'a jamais lu dans la littérature classique l'histoire d'un malade à qui on donne du bouillon de poule ?

Mais que donc renferme de si précieux ce bouillon ?

  • De la gélatine
  • Du collagène
  • Des acides aminés : glycine, proline, arginine et glutamine
  • Des sels minéraux facilement assimilables : calcium, phosphore, magnésium, silice et souffre.
  • De la glucosamine, qu'on ne trouve dans aucun végétal, et qui joue un rôle important pour les articulations, le système immunitaire et les hormones.

Si l'organisme est capable de synthétiser la glucosamine à partir du fructose une fois métabolisé par les cellules, il lui faut aussi de la glutamine, que l'on trouve évidemment dans les produits carnés, mais également dans les céréales et les légumineuses. Cela est intéressant quand on choisit de ne plus manger de viande, et c'est l'argument que répète à l'envi toute la propagande végan. Mais encore faut-il pouvoir bien digérer ces derniers...

Or quand les intestins sont irritables, cela veut bien dire ce que cela veut dire, beaucoup d'aliments ne passent plus et notamment ceux riches en glucides et en fibres. Et c'est le souci que j'ai rencontré avec le végétalisme. Comme quoi ce régime alimentaire n'est pas adapté à tout le monde, contrairement à ce que plaident bruyamment ses adeptes. Du moins pas sans se complémenter substantiellement, et de fait financer l'industrie pharmaceutique, de laquelle on devient par conséquent entièrement dépendant, ce qui est passablement incohérent quand on adopte ce mode de vie par sensibilité pour la condition animale.



Je savais qu'une bonne quantité de graisse dans les céréales ralentit la digestion de l'amidon et évite les pics de glycémie. Mais cuire des céréales dans du bouillon de viande les rends beaucoup plus digestes et leur donne une plus grande valeur nutritive. Or après quatre ans de végétalisme, ma digestion restait un gros problème, mon ventre ne cessait d'être constamment gonflé, et mes intestins assimilaient encore avec difficultés les nutriments. Adopter le bouillon de poulet m'a permise petit à petit de dégonfler, de palier aux carences que j'avais accumulées, et de digérer paisiblement de plus en plus d'aliments variés.

Quels sont en détails ses bienfaits ?

Le bouillon de viande :

  • Aide à fixer la vitamine D.
  • A une action anti-inflammatoire.
  • Favorise le sommeil et la détoxification du foie.
  • Améliore la digestion, la santé des articulations et la solidité des os.
  • Soutient le métabolisme de la thyroïde, le système immunitaire, la croissance des ongles et des cheveux.
  • Aide à l'assimilation des nutriments, la réduction de la cellulite et la tonification de la peau.
  • Participe à la cicatrisation des plaies.
  • Reconstruit la paroi intestinale.


Une allergie à quelque chose, quand on est adulte, ne disparaît jamais complètement. Mais l'organisme peut apprendre à s'adapter plutôt qu'à juste violemment réagir, s'il a à sa disposition les bons outils. Du moins c'est ainsi que j'explique l'amélioration de ma digestion.

Grâce au bouillon, je ne me tord pas de douleur et ne vomis plus tripes et boyaux si j'avale du gluten. D'intolérante je suis passée à sensible, c'est à dire que mon système immunitaire répond maintenant modérément à la présence de l'intrus, d'autant plus si je mange quelque chose de fait maison. Je supporte également beaucoup mieux les produits laitiers, surtout ceux fabriqués à base de lait de brebis et de chèvre, certifiés bio et de production artisanale. Et enfin je peux remanger des céréales et des légumineuses, à petite dose pour le moment, mais sans plus aucun désagrément.



Aussi je pense modestement être une illustration de l'évolution positive d'une intolérance alimentaire. La mienne s'est manifestée très progressivement à partir de la trentaine et j'ai la certitude que la malbouffe industrielle en est à l'origine. Plusieurs années en poste dans la restauration rapide, suivies d'une sérieuse addiction au sucre, ne peuvent rester sans effet sur la santé. Mais contrairement au verdict de la médecine conventionnelle, les dommages provoqués n'ont pas été irréversibles.

Je ne dis pas que le croisement avec mon patrimoine génétique et un contexte particulièrement stressant n'ont pas été déterminants. Je dis seulement que désormais, les allergènes qui aujourd'hui continuent à me rendre vraiment malade, c'est sans nul doute la pollution de l'air, de l'eau et de la terre, la peur du lendemain... et la globalisation de la crétinerie.


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