Baume déo coco


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Alternative aux poisons cancérigènes vendus au kilomètre dans le commerce, voici une petite recette de déodorant à faire soi-même, avec seulement trois ingrédients.



Si les déodorants bio semblent être aussi sains, simples et plus faciles que de faire de la tambouille chez soi, c'est pas faux, mais ça devient très compliqué lorsqu'on a les aisselles qui se mettent à démanger bizarrement.

Alors on regarde ce qui pourrait bien provoquer ça et on découvre au dos du packaging, écrits en tout petit, des ingrédients "naturel" mais pas vraiment "végétal" et pas du tout "bio". Des composés dont on ne sait s'ils sont synthétiques ou minéraux, comme le benzoate de benzyle qui est un solvant, ou bien des agents de foisonnement, émulsionnant ou anti-agglomérant comme l'oxyde de zinc, mais aussi de l'alcool benzylique, des huiles hydrogénées ou estérifiées, et autres joyeusetés allergènes du même acabit.



Comme c'est une guerre sans fin qui nécessiterait de reprendre ses études pour se familiariser avec tous ces noms barbares, je préfère fabriquer moi-même, de cette façon je sais exactement ce que j'étale sur mes aisselles et fait pénétrer dans ma peau.

Et puis au-delà du bénéfice santé, ce baume est très économique à l'usage. Sa préparation revient à quelques centimes pour un petit pot qui dure des mois et des mois. Enfin sans bicarbonate de soude, il n'est pas irritant, et quoique ce soit facultatif, il peut être agrémenté d'une huile essentielle.



Sans tarder, voici la formule :
  • 50g d'huile de Coco
  • 30g d'Arrow Root
  • 5g de cire de Carnauba
Facultatif - 10 gouttes d'huile essentielle de Palmarosa (antibactérienne, antifongique, astringente, régénérante).
  • L'huile de coco est naturellement parfumée et riche en saponines, ce qui lui confère une action antibactérienne et antifongique. Riche en acide laurique, elle est également nourrissante, apaisante et adoucissante, qualités appréciables après un rasage ou une épilation, pour celles et ceux encore adeptes de cette pratique d'un autre âge.
  • La cire de carnauba est une alternative vegan à la cire d'abeille mais dont on peut reprocher l'origine lointaine. Elle stabilise et durcit le produit auquel elle donne un pouvoir filmogène.
  • La fécule d'arrow root quant à elle est épaississante, absorbante et matifiante, et elle va apporter un toucher soyeux.
Mode opératoire :

Faire fondre doucement l'huile et la cire au bain marie à 80-85°C, température précise afin de permettre à la cire d'atteindre son point de fusion. Retirer du feu et ajouter au fur et mesure en fouettant doucement la fécule pour lier intimement les ingrédients. Mettre dans un pot et laisser un peu épaissir avant d'ajouter l'HE et de mélanger une dernière fois. Mettre au frigo quand le baume est bien refroidi et laisser reposer une nuit.

À température ambiante confortable, le baume se ramollit, c'est tout à fait normal. Surtout si l'hiver, comme chez moi, le chauffage tourne à plein régime sur des radiateurs sans thermostat. Du reste, une texture crémeuse est plus pratique pour prélever du pot une petite dose.

Mais on peut également verser la préparation en dernière étape dans un moule en silicone et ensuite conserver le baume au frigo, cela en fera un déo solide.



Mode d'emploi :

Appliquer une toute petite quantité sur chaque aisselle. La peau l'absorbe très vite et ne laisse aucune sensation de gras, ni sur les doigts.

Depuis environ deux ans que je l'utilise, je n'ai jamais eu de trace laissée sur un tee-shirt ou un chemisier, aucun vêtement tâché. Et côté efficacité, n'en mettant pas forcément tous les jours, j'ai pu souvent constaté que son effet dure plus de 24h. Quelle que soit la saison, ce baume ne m'a jamais fait défaut. 



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Soft colors words


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

When I was a child, about seven years old, I was jalous about my sister who began to learn English. This language appeared to me with sunny and brightly colors. Yes, I see colors on each vowels and consonants. And at this time, french was dark, grey and a sad way to talk.



French was the language of the bible, of the pastor's sermon every Sabbath morning, of the argues between my parents, of the children at school who called me "Serpent à lunettes", "Jambes d'allumettes", "Trisomie 21" or "Bâtons de tambour".

Yes, I weared glasses, I got almond eyes and a very straight hair at this time. Which, by the way, is a little bit wird considering my curly hair today. I was also smaller than the other kids of my age, all the more so because of my anorexia.

On the other hand, English was the language of those mysterious words embedded in some scenes in Charlie Chaplin's movies that I could see on the french public tv each Christmas. Evenly the language of Mowgli and Mary Poppins, of those movie stars such as Marilyn Monroe in Some Like It Hot or Dustin Hofman in Little Big Man.



To pronounce this sweet and singing language was, and still be, a real enjoyness for my mouth. I don't exagerate. In a way, this is a body language. And the pictures the english words create in my mind, as well as the links between ideas, are more close to my way of thinking, and logical to me, than French.

I have been liking my mother tongue only recently, since about ten years, through my blogging activity which makes me read more and work on a text for a long time before publishing it. But I love English for fourty years. And this summer, I have choosen to study it again.

Firstable, to become able to understand international anglophone web ressources, like news and receipes, Yoga and DIY videos, films, series or documentories. Knowing that 54% of the websites content are in English and the English-speaking population online was about 873 millions in 2015, with growth of 300% the last ten years...

It would be second to none to explore all that without subtitles. And secondly, of course, to be able to speak fluently.



In a legitimate way, the prevalence of English in many domains can be seen as a problem and criticized. It is necessary indeed to help the others languages proportion increase. I would'nt like to see French disappear from screens.

In fact, I contribute with my blog to the contrary and also to its evolution, in particular through the inclusive writing that I defend ardently.

But this is not the point, this is about learning several languages. English is a first choice for me, but then no question to stop, because I will be even more able to learn languages which are close to it, for example Japanese... Or why not Korean !



A few studies prove today that speaking different languages maintains a healthy brain, produces new neuronal connections, preserves from degerenative diseases and makes people be more curious and tolerant.

Who knows, perhaps it will also open doors on my jobseeker route.

In the meantime, I love to think in, read and listen to the language of Virginia Woolf, Mark Twain, William Egglestone or even Jane Jacobs. But here I am going to do the effort to write too, regularly, that will make me do some research on my own, as I always do obviously, but it would be supplementary usefull homework besides my english class.

So, this is the first article, hoping of a long list which will be less and less full of mistakes and clumsiness... and perhaps more and more stylish.



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Triturbulations du bonnet


Rédigé par - corOllule dU cHamp Du pOirier - le e

Six mois sans exercice physique, sans bouger un orteil. C'est que plusieurs semaines de sinusite, ça refroidit. Voilà ce que j'ai gagné en allant nager en plein janvier à la piscine de mon quartier.



Comme désormais cette dernière n’ouvre que quelques heures par jour, évidemment le chauffage est coupé entre deux créneaux. C’est ainsi que j'ai attrapé froid, par les oreilles. Sachant la chaleur qu'il fait en principe à l'intérieur des piscines, et l'obligation de porter un bonnet de bain, je ne pensais vraiment pas prendre le risque d'un tel désagrément. Juste celui, éminemment inhérent au port d'un bonnet en caoutchouc, d’un cerveau totalement comprimé.

J'ai horreur de porter ce genre de bonnet et de nager avec ce qui isole ma tête de l'élément dans lequel tout le reste de mon corps baigne. Pour la même raison, j'ai la préférence du bain sans maillot. De plus, mes cheveux étant longs, bouclés et anarchistes à tendance fortement ébouriffés, cela suppose de les rassembler en chignon, puis de les plaquer d'une main tout en attrapant de l'autre chaque mèche, trop courte pour être prise dans le chignon, qui borde le front, les tempes, le cou, et de réussir à les enfermer dans un mouchoir de poche.

Aussi, sur la dernière heure d'ouverture, temps de moindre affluence qui a ma préférence pour barboter entourée d'autres usagers à tête d'épingle, un bon quart d'heure passe avant que je ne sois prête à tremper un pâle et frileux orteil. Forcément, à ce stade mon humeur est déjà passablement assombrie. C’est que dix minutes à triturer mon cuir chevelu devant un miroir en frisant le casse-tête, cinq autres à tenter de rétablir la forme initiale de mon visage lifté en biais par le bonnet, le tout en soliloquant une guirlande de mots fleuris, ça met dans une toute relative condition pour un moment de détente dans un espace entièrement carrelé de blanc crème rayé d'anthracite.

Ce qui m'extorque un pas vers le grand bain, c'est le souvenir de mes douleurs de dos, de jambes et de cervicales. Et quand, au jugé de la pulpe de mes doigts, mon crâne semble enfin étanche, j'inspire un grand coup en quittant mon reflet et me dirige vers le brouhaha des pieds qui battent la surface de l'eau. Ruisselante de la douche obligatoire, chacun de mes pieds clipsé à un tong pour éviter à mes orteils de s'emmêler dans des cheveux ne m'appartenant pas et jonchant sur le sol comme des anguilles, je passe l'eau tiédie du pédiluve obligatoire et me dirige droit vers le bord du bassin.



Assise à côté de l'escalier, là où la profondeur est de quelques dizaines de centimètres, je chausse mes lunettes de plongée et effleure de ma voûte plantaire l'eau qui, plus fraîche que confortable, ne réserve pas au nouvel arrivant un accueil confortable. Quoique la somme des efforts pour arriver à son seuil pourrait, si j'y réfléchissais bien, légitimement me faire rebrousser chemin, je prends le parti de m'infliger les autres étapes.

Ne regardant plus à la dépense, balafrée d'un rictus montrant mes dents, les yeux plissés, le front plié en deux, les épaules crispées, mes omoplates tentent de se refermer sur elles-mêmes, comme le ferait en cape une paire d'ailes. Je descends lentement les marches, cramponnée à ma résolution, comptant chaque millimètre cube de la substance frigorifique qui, petit à petit, m'enrobe jusqu'à la taille et, comme pour me féliciter amicalement de ma persévérance, inonde mes narines de son parfum chloré.

Arrivée à ce palier d'accoutumance, je vise le centre du bassin où je n'ai plus pied, mes jambes pourfendant le liquide comme le premier homme a marché sur la lune. Toute à ma progression et à l'imminence de mon flottement à l'horizontal, j'accélère le ralenti de ma marche pour tenter de me réchauffer, appuie sur les ventouses de mes lunettes et cale minutieusement mon pince-nez, apportant à mon allure générale sa touche finale, le cordon de ce dernier accessoire cernant mes joues comme un collier pendouille au milieu du visage lorsqu'on fait le cochon pendu.

Enfin, la tête sous l'eau à l'expiration, je nage, de la buée plein les carreaux à l'inspiration.



À ce stade de ma séance de sport aquatique, me voici les sourcils arrachés du globe oculaire, les yeux écartelés dans une brume perlée, les narines écrasées virant au violet et les pommettes repulpées par deux fines membranes en plastique. Contrariétés oto-rhino-laryngologiques que surplombe un bonnet cloquant sur mon crâne, duquel je n'ai jamais su s'il était plus seyant de laisser dedans ou dehors les oreilles.

Ainsi ce matin là, coiffée d'une cloche en silicone annexée de quelques appendices, comme une sorte de spécimen muté d'un gène papilionacé, posant les mains sur la surface de l'eau comme pour mieux la contenir, avant de glisser dès que je perdis pied dans le bouillon d'une brasse coulée, j'ai pris froid. Par le froid liquide s'infiltrant douloureusement dans mon conduit auditif.

Tout à la réalisation de mon défi, j'exécutais, envers et contre tout frisson, mes longueurs depuis presque vingt minutes, quand en vinrent aux mains deux autres nageurs obstinés et manifestement en désaccord brutal sur la manière de partager l'espace. Au bruit de leurs échanges de compliments relatifs à leur lacune respective, je sortis promptement du bassin, secouée de toute part de tremblements dont je n'aurais plus su distinguer la part induite par la température de l'eau de celle provoquée par ce consternant spectacle imposé de la bêtise vulgaire.

Reste de cette tribulation hivernale l'expérience d'un mois de mal de crâne, et une carte de piscine pleine de 50 points. Depuis je vais beaucoup mieux. Je ne prends froid qu'à l'automne, dans ma cuisine et par les pieds, en attendant la date départementale où le chauffage collectif de mon immeuble sera allumé.



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